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Cinquième des sept centres

Chakra de la gorge

Viśuddha · विशुद्ध

Vishuddha signifie « purifié ». Seize pétales au niveau de la gorge, l'élément espace et un nom issu d'un récit : celui du dieu qui but le poison du monde et le retint dans sa gorge plutôt que de l'avaler ou de le recracher.

parole vérité écoute expression retenue
Emplacement
La gorge, dans la région laryngée
Élément
Espace (akasha)
Son germe
HAM
Pétales
Seize, portant les seize voyelles
Couleur, moderne
Bleu ciel
Couleur des pétales, selon les textes
Violet fumé
Région de l'élément
Un cercle blanc, l'espace
Sens
Ouïe
Vayu
Udana
Couche de l'aura
Le modèle éthérique
Glande, correspondance moderne
Thyroïde

Le son germe

HAM

Le plus aérien des sons germes, le h étant le son du souffle pur. Chanté avec le menton légèrement rentré, il produit une vibration nette dans la gorge, ce qui est précisément l'effet recherché.

Où il se situe et ce qu'il porte

Vishuddha est représenté sous la forme d'un lotus à seize pétales dans la gorge, ses pétales portant les seize voyelles sanskrites, ce qui constitue un choix précis : les voyelles sont les sons qui portent, ceux qu'une voix peut prolonger. Son élément est l'akasha, généralement traduit par espace ou éther, désignant le milieu à travers lequel le son se propage plutôt qu'une substance matérielle.

C'est le premier centre au-delà du cœur, et les textes le considèrent comme le début de la série supérieure. Ce qui se passe en dessous doit passer par lui pour devenir audible aux autres.

Dans le système chromatique moderne, il correspond au bleu ciel de la gamme, situé entre le vert du cœur et l'indigo du front. Les sources médiévales lui attribuent des pétales violet fumé autour d'un cercle blanc, ce qui relève d'une perspective distincte sur un autre aspect du centre.

Nectar et poison

Deux récits se profilent derrière ce nom. Dans les traités de hatha yoga, le nectar (amrita) s'écoule continuellement du bindu à l'arrière de la tête et se trouve consumé par le feu du nombril, ce qui explique le vieillissement du corps. Des pratiques telles que jalandhara bandha et khechari mudra sont décrites comme des manières de recueillir ce nectar au niveau de la gorge, et c'est à vishuddha que s'opère cette interception.

L'autre récit est celui du poison halahala bu par Shiva lors du barattage de l'océan, qu'il retint dans sa gorge devenue bleue. Être purifié ne signifie pas que rien de néfaste n'a pénétré ; cela signifie qu'une réalité difficile a été contenue sans être transmise plus loin.

Ce qu'il révèle chez une personne

L'enseignement moderne associe vishuddha à la communication, ce qui est juste mais incomplet. Ce centre englobe la parole, tout autant que la discipline du silence, ainsi que l'écoute, qui est le sens qui lui est attribué.

Le déséquilibre le plus fréquent se manifeste par un décalage entre ce qui est ressenti dans les centres inférieurs et ce qui franchit la gorge. La colère s'exprime sous forme de politesse compassée, le chagrin par un changement de sujet. C'est précisément cet écart que le travail sur ce centre vise à résorber.

Grille de lecture

Équilibré, hyperactif, bloqué. Un repère pour la réflexion plutôt qu'un diagnostic.

Équilibré

  • Exprime les choses simplement, avec des mots ordinaires
  • Écoute sans préparer sa réponse à l'avance
  • À l'aise avec les silences dans un échange
  • Une voix en accord avec ce qui est réellement ressenti

Hyperactif

  • Meuble le moindre silence par la parole
  • Formule des avis plus vite que les faits ne sont connus
  • Compense le manque de précision par le volume de la voix
  • Coupe la parole, s'en excuse, puis recommence

Bloqué

  • La phrase essentielle n'est jamais prononcée
  • Tensions dans la mâchoire et la nuque
  • Approuve à voix haute tout en étant en désaccord intérieur
  • Rédige de longs messages plutôt que de parler directement

Toute modification de la voix, difficulté à déglutir ou symptôme lié à la thyroïde relève de la médecine. La correspondance glandulaire présentée ici est une analogie du XXe siècle, non un outil de diagnostic.

Travailler avec ce centre

Les pratiques associées à la gorge sont audibles. La plupart d'entre elles produisent délibérément un son.

  1. Respiration ujjayi

    Une légère contraction de l'arrière de la gorge à l'inspiration comme à l'expiration, produisant un son doux semblable au bruit de l'océan. Cinq minutes, en posture assise, sans forcer le volume sonore.

  2. Chanter HAM

    Douze répétitions avec le menton très légèrement rentré, attentif à ce que la vibration s'établisse dans la gorge plutôt que dans la poitrine.

  3. Bourdonnement

    Bhramari, le souffle de l'abeille : une longue expiration en bourdonnant, les oreilles légèrement bouchées. Le moyen le plus sûr de ressentir cette zone sans la forcer.

  4. Dire une phrase vraie

    Choisissez un détail que vous aviez l'habitude d'adoucir ou de taire, et formulez la version exacte à voix haute auprès de la personne concernée. Ce centre y réagit plus rapidement qu'à n'importe quel exercice respiratoire.

Questions fréquentes

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