ᛤ

Cealc

craie ; une variante dédoublée de Calc

Une variante d'une variante

Sound
kk /k/
Position
33
Group
Lettres tardives et manuscrites
Descended from
Aucun. Un ajout anglo-saxon tardif
Unicode
U+16E4
Oui / Non
Aucune réponse traditionnelle n'a subsisté

À l'endroit

  • un doublon
  • la redondance
  • un artefact de copiste
  • l'insistance
  • ce qui n'existe que sur le papier

Across the scripts

—

Aucun ancêtre

Vieux Futhark

Un ajout tardif sans équivalent dans le Vieux Futhark. Ces lettres ont été introduites des siècles après la rangée d'origine.

—

Aucun équivalent

Futhark récent

La Scandinavie n'a jamais ajouté de lettre à sa rangée. Elle a résolu les mêmes difficultés par la réduction et le contexte, puis plus tard en piquant les runes existantes de points diacritiques.

ᛤ

Cealc

Futhorc anglo-saxon

Une variante dédoublée de Calc, qui apparaît dans les rangées runiques manuscrites plutôt que dans de véritables inscriptions.

Une Calc dédoublée

Cealc est Calc (ᛣ) dont les branches ont été dédoublées, et cela résume à peu près tout ce qu'on peut en dire.

Elle apparaît dans les rangées runiques manuscrites (ces listes alphabétiques dressées par les scribes anglo-saxons et continentaux), et pratiquement nulle part ailleurs. Il n'en existe aucun témoignage épigraphique sérieux, aucune strophe dans le poème runique, ni aucun usage attesté dans un texte suivi.

Son nom est généralement transcrit par cealc, la craie, ce qui recoupe l'une des lectures proposées pour Calc elle-même. La question de savoir si les deux lettres devaient se distinguer par leur prononciation n'est pas claire ; certains spécialistes considèrent d'ailleurs Cealc comme une simple variante de Calc plutôt que comme une lettre distincte.

Pourquoi le Futhorc n'a pas de décompte fixe

Cette rune illustre parfaitement la raison pour laquelle la rangée anglo-saxonne est donnée pour compter 29, 31, 33 ou 34 caractères selon les sources.

Le nombre de 29 est incontestable : il s'agit du poème runique en vieil anglais, un ensemble cohérent doté d'une strophe par rune.

Au-delà de 29, tout repose sur une appréciation. Quelles rangées runiques manuscrites faut-il retenir ? Doit-on inclure des lettres qui ne figurent que dans une liste alphabétique et jamais dans un texte ? Cealc est-elle une lettre distincte ou une variante de Calc ? Faut-il compter Gar, dont l'usage réel bien que restreint est établi, aux côtés de Cweorð, qui n'en possède pratiquement aucun ?

Les spécialistes apportent des réponses divergentes, et toutes sont légitimes. Quiconque affirme que le Futhorc compte exactement 33 runes retient simplement l'un des décomptes défendables sans expliciter son choix.

Le présent site en retient 34 afin d'offrir une vue complète, et regroupe les cinq dernières à part précisément pour cette raison.

R. I. Page a soutenu que plusieurs caractères tardifs du Futhorc sont des pseudo-runes d'antiquaires, inventées par des scribes pour compléter un alphabet plutôt que pour servir à écrire. Cealc prête particulièrement le flanc à ce reproche : elle n'a pas de strophe, aucune étymologie indépendante et aucun usage attesté dans un texte suivi. Notons que ce grief ne s'applique pas à ses voisines Calc et Gar, gravées sur les croix de Ruthwell et de Bewcastle.

En tirage

Il n'existe aucune signification traditionnelle et, à la différence de Calc, pas même une étymologie disputée qui présente un réel intérêt.

Si l'on cherche une interprétation pour un tirage, la seule honnête est celle de la redondance : une chose qui existe en tant que variante d'une autre, préservée parce qu'un copiste l'a reproduite et non parce qu'elle répondait à un besoin. Le doublon. L'insistance sans contenu. L'élément superflu sur une liste.

Les sources contemporaines qui attribuent à Cealc une signification divinatoire développée la créent de toutes pièces. C'est un point essentiel à garder à l'esprit avant d'en adopter une.

Foire aux questions

On ne peut en dire que très peu de choses. Son nom est généralement transcrit par cealc, la craie, ce qui recoupe l'une des interprétations proposées pour Calc. Elle apparaît dans les rangées runiques de manuscrits et pratiquement nulle part ailleurs, ne possède aucune strophe dans le poème runique, et certains spécialistes la considèrent comme une simple variante graphique de Calc plutôt que comme une lettre distincte.

Parce qu'au-delà de 29, tout dépend d'une appréciation critique. Le chiffre de 29 est solide : il correspond au poème runique, avec une strophe pour chaque rune. Au-delà, il faut décider quelles rangées runiques manuscrites prendre en compte, s'il faut retenir des lettres qui n'apparaissent jamais dans un texte suivi, et si Cealc est distincte de Calc. Les décomptes publiés de 29, 31, 33 et 34 sont tous défendables.

Il s'agit d'un tracé bien réel dans des manuscrits authentiques. La question de savoir s'il s'agit d'une lettre distincte ou d'une variante scribale de Calc demeure ouverte, et elle ne possède aucun usage attesté dans un texte suivi. Ce site la répertorie afin d'offrir une vue exhaustive, et la classe avec les autres lettres manuscrites plutôt qu'avec les 29 runes du poème.

Toute signification qui lui est attribuée est construite de toutes pièces. L'interprétation la plus honnête est celle de la redondance : une variante conservée parce qu'un copiste l'a recopiée et non parce qu'elle répondait à un besoin.

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