Vieux Futhark
Kenaz connaît deux lectures médiévales qui ne s'accordent jamais. Les poèmes scandinaves l'appellent un ulcère, le fléau des enfants ; le poème vieil-anglais la nomme une torche, pâle et claire là où l'on se repose à l'intérieur. Les deux traditions recourent au mot pâle, et toutes deux décrivent une chose qui brûle en consumant son propre support. Ce que vous alimentez avec ardeur cette semaine, qu'il s'agisse d'un projet ou d'un grief, révélera sans doute sa vraie nature avant la fin des sept jours. Si cela éclaire une pièce où l'on se tient vraiment, continuez de l'entretenir à un rythme soutenable. Si cela ne fait que s'étendre sans réchauffer personne, cela tient davantage de la plaie que de la torche. Soignez le mal tant qu'il est encore circonscrit, et laissez les derniers jours refroidir.