Deuxième décan du Lion (10°–20°)
Le deuxième décan du Lion appartient à Jupiter dans l'ordre chaldéen comme dans le système des triplicités, ce qui en fait le secteur le plus spontanément généreux du Lion. La fierté cherche ici à se partager : reconnaissance, célébration et autorité conquise par un courage manifeste. La Golden Dawn lui a attribué le Six de Bâtons, le Seigneur de la Victoire, incarné par un cavalier ceint de lauriers.
Le lion en cortège triomphal : une assurance qui grandit dès lors qu'elle est partagée et admirée.
Dons
- Générosité qui galvanise autrui
- Sens inné des grandes occasions
- Optimisme serein sous le regard public
- Capacité à inspirer le dévouement
- Foi sincère dans le talent d'autrui
- Sens aigu de l'honneur
Ombre
- Besoin de louanges pour exister
- Promesses excessives et gaspillage
- Accaparement du mérite collectif
- Repos passif sur un succès passé
- Surdité face aux critiques lucides
- Grandeur déconnectée des faits réels
Jupiter redoublé au cœur du Lion
Le deuxième décan du Lion s'étend de 10° à 20° du signe, son centre fixe et rayonnant. Jupiter le gouverne dans l'ordre chaldéen, et Jupiter le régit à nouveau dans le système des triplicités, car le deuxième visage d'un signe de feu revient au signe de feu suivant, le Sagittaire. Ces maîtrises redoublées sont rares : elles concentrent intensément la tonalité du décan. Ici s'exprime la nature jupitérienne : expansion, foi, magnificence et vision panoramique.
Le maître du Lion, le Soleil, préside toujours au signe : ce visage évoque donc un monarque dans un jour faste. Tandis que le premier décan doit conquérir sa couronne, le second la porte avec naturel et dispense ses bienfaits. Les astrologues l'associent aux honneurs publics, au cérémonial, au mécénat et à cette confiance contagieuse qui rend autrui plus hardi. Jupiter est également le régent nocturne de la triplicité de feu selon Dorothée de Sidon : une planète placée ici s'enracine profondément dans son élément. Le péril de cette profusion demeure l'emphase sans réelle substance.
La figure couronnée à l'épée nue
La Philosophie occulte d'Agrippa (1533) attribue à ce visage un personnage aux mains levées et un homme couronné à l'air courroucé et menaçant, tenant une épée dégainée dans la main droite et un bouclier dans la gauche. Agrippa y voit les querelles occultes, les victoires ignorées de tous et les prémices des combats. Le Picatrix, le manuel arabe de magie astrale qui nourrit ces sources, couronne son personnage de myrte blanc et lui place un arc entre les mains, dépeignant un visage de beauté, d'art équestre et de bravoure martiale.
Ces images anciennes s'avèrent plus belliqueuses que la lecture moderne du décan, et cette nuance mérite d'être conservée. Le triomphe de Jupiter demeure ici sous bonne garde : la couronne est réelle, tout comme l'épée tenue prête à la défendre. Le titre de la Golden Dawn, Seigneur de la Victoire, saisit l'instant qui suit le combat, lorsque le vainqueur rentre chez lui acclamé. Les victoires silencieuses évoquées par Agrippa ajoutent une note intime : certains triomphes de ce visage restent des conquêtes intérieures qui ne connaîtront jamais de défilé public.
Les dieux à tête de lion des décans
Comme chaque visage, ce secteur débuta sous la forme d'un groupe stellaire de l'horloge nocturne égyptienne, dont le lever héliaque scandait une dizaine de jours de l'année. Les répertoires de ces étoiles diffèrent selon les monuments et les siècles, et aucune ne peut être attribuée avec certitude à l'intervalle 10°–20° du zodiaque tropical : ce texte n'en nommera donc aucune.
L'Égypte nous offre en revanche une puissante iconographie. Sur les plafonds tardifs des temples d'Edfou, de Dendérah et d'Esna, les décans s'incarnent : plusieurs apparaissent comme des divinités léontocéphales coiffées du disque solaire, dressées sur des barques célestes. Les textes tardifs relient également les décans aux émissaires de Sekhmet, la lionne redoutable dont la fureur semait les épidémies et dont la grâce les conjurait. Cette concordance avec le visage central du Lion résonne d'une tradition à l'autre sans filiation directe, mais éclaire remarquablement le décan : une autorité royale qui protège ou sanctionne selon la façon dont on l'honore. La page consacrée aux dieux décans égyptiens explore plus avant ces figures.
Le Six de Bâtons : Jupiter en Lion
La Golden Dawn a associé ce décan au Six de Bâtons, Jupiter en Lion, intitulé dans le Book T le Seigneur de la Victoire. Pamela Colman Smith y a peint un cavalier sur un cheval blanc ceint d'une couronne de laurier, un second rameau noué à son bâton, escorté de compagnons à pied portant leurs propres piques. C'est la lame la plus éclatante de la suite : un triomphe célébré au grand jour.
En résonance avec le décan, la carte montre l'essor de Jupiter rejoignant le besoin de visibilité du Lion. Le cavalier est glorifié parce que d'autres le portent en avant : c'est le double Jupiter dans sa plus belle expression, une assurance communicative qui exalte le groupe. Les deux arcanes majeurs qui veillent en arrière-plan sont La Roue de Fortune pour Jupiter et La Force pour le Lion. La Roue rappelle opportunément au cœur du cortège que toute gloire demeure passagère : la noblesse du vainqueur réside dans sa manière d'aborder le prochain tour du destin.
Soleil ou planètes dans le deuxième décan du Lion
Avec le Soleil placé ici, né approximativement dans la première quinzaine d'août selon les années, vous bénéficiez du Soleil en son domicile rehaussé par la touche de Jupiter. Vous portez des visions vastes, célébrez volontiers la réussite d'autrui et présumez du succès de vos entreprises, une confiance qui favorise souvent la réussite. Votre enthousiasme inspire le respect. Vous vous épanouissez pleinement à la tête d'un projet visible, qu'il s'agisse d'une équipe, d'une création ou d'une cause. L'épreuve consiste à rester lucide lorsque les éloges abondent et à prêter attention à celui qui reste silencieusement sceptique.
Plusieurs planètes dans ces degrés apportent au thème envergure et ambition : desseins généreux, cercle amical étendu et magnificence naturelle exigeant parfois une saine gestion. Jupiter y régit son propre visage et s'y trouve remarquablement digne. Les planètes rassemblées dans ce décan rayonnent particulièrement en public et tolèrent mal l'anonymat.
Travailler avec le deuxième décan du Lion
Partagez ouvertement les mérites de vos succès. La générosité de ce décan s'exprime pleinement lorsque vous nommez expressément ceux qui ont porté le flambeau à vos côtés. Célébrez vos victoires avec un certain faste, par un repas ou une note sincère, car le visage de Jupiter a besoin de rites, puis fixez sans tarder un nouvel objectif pour ne pas vous endormir sur vos lauriers. Avant de formuler un engagement d'envergure, faites valider vos calculs par un interlocuteur impartial. En tirage de tarot, placez le Six de Bâtons entre La Roue de Fortune et La Force pour discerner ce que vous continueriez à bâtir si la chance venait à tourner. Enseigner vos acquis constitue l'un des plus beaux accomplissements de ce visage.
Les planètes dans ce décan
La face centrale, 10°–20° Lion, relève de Jupiter dans les deux ordres : Jupiter chaldéen et Sagittaire, signe de Jupiter, par triplicité. La carte est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, un cavalier couronné de laurier avançant au milieu d'une foule en liesse. Un Soleil ici est expansif, généreux et attiré par la reconnaissance publique, attirant souvent des soutiens. Le risque est l'autosatisfaction ou l'ivresse des éloges. Les termes de Saturne de 11° à 18° apportent de la discipline, et la figure couronnée avec épée et bouclier d'Agrippa montre des victoires remportées dans des combats invisibles aux autres.
La face centrale, 10° à 20° du Lion, appartient à Jupiter dans les deux ordres, chaldéen et par triplicité, via le Sagittaire. C'est la part la plus généreuse du Lion. La carte est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, cavalier couronné de lauriers ouvrant un cortège. Une Lune ici rayonne de chaleur, gagne vite la loyauté et se sent sereine quand ses efforts sont reconnus. L'homme couronné à l'épée d'Agrippa y ajoute une note combative. Les termes de Saturne de 11° à 18° apportent de la rigueur au triomphe.
Le visage central, 10°–20° du Lion, appartient à Jupiter dans l'ordre chaldéen et par la triplicité via le Sagittaire. C'est le décan le plus vaste du signe. Mercure y pense en grands principes et visions inspirantes, parlant avec optimisme. La carte est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, cavalier lauré en cortège. La reconnaissance compte beaucoup et s'obtient souvent par l'enseignement ou la tribune. Les termes de Saturne à 11°–18° ancrent les idées, puis les termes de Mercure débutent à 18°.
Le visage médian, 10°–20° du Lion, appartient à Jupiter dans les deux ordres, chaldéen et triplicité (via le Sagittaire). Vénus y est au plus généreux et expansive, prodigue en tendresse et en cadeaux, attirée par des partenaires admirables. La carte est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, cavalier couronné de lauriers en cortège, l'amour vécu comme un triomphe public. Les termes de Saturne dès 11° apportent de la retenue et ceux de Mercure dès 18° de la vivacité d'esprit. Agrippa dépeint un personnage couronné armé d'une épée et d'un bouclier.
Entre 10° et 20° du Lion, la face appartient à Jupiter dans l'ordre chaldéen et au Sagittaire par la triplicité. Le feu gagne en ampleur et en magnanimité : c'est le meneur bienveillant qui entraîne les siens vers un but élevé. La carte est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, cavalier couronné de lauriers acclamé par la foule. L'ambition veut être couronnée et partagée. Les termes de Vénus à 11°–18° tempèrent ce décan de grâce.
Le visage médian, de 10° à 20° du Lion, appartient à Jupiter dans l'ordre chaldéen et au Sagittaire par triplicité. C'est le décan le plus jovien du Lion : expansif, fastueux et généreux. La carte est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, cavalier lauré acclamé lors d'un cortège. Jupiter y célèbre la réussite et partage ses triomphes avec le peuple. L'homme couronné d'Agrippa armé d'une épée et d'un bouclier donne à ce visage une autorité morale et le sens de la justice.
La face médiane, 10°–20° Lion, relève de Jupiter dans l'ordre chaldéen et du Sagittaire dans les triplicités. Les termes propres de Saturne s'y trouvent à 11°–18°. Jupiter et le Sagittaire insufflent de l'envergure et une générosité morale bienfaisante. La carte est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, cavalier couronné de lauriers : le triomphe advient, mais récompense un labeur acharné. Saturne y acquiert une grandeur d'âme naturelle.
Le décan médian, de 10° à 20° du Lion, relève de Jupiter dans les deux systèmes, par l'ordre chaldéen et par le Sagittaire dans la triplicité. Jupiter élargit le champ d'action, et Uranus y exprime son originalité avec confiance et panache. La carte associée est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, montrant un cavalier couronné de lauriers acclamé par la foule. C'est le décan de la reconnaissance, qui s'épanouit pleinement lorsque le succès inspire tout le monde.
De 10° à 20° du Lion, couvrant les naissances d'environ 1919 à 1925, la face appartient à Jupiter dans les deux ordres, par le compte chaldéen comme par le Sagittaire dans la triplicité. Jupiter a rencontré Neptune au seuil de ce décan en 1919 et 1920, conférant à cette génération un optimisme généreux et le goût des festivités grandioses. La carte du Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, dépeint un cavalier lauré acclamé lors d'un cortège. Le rêve est ici celui du triomphe éclatant, dont l'écueil consiste à s'enivrer de la victoire avant qu'elle ne soit consolidée.
Le deuxième décan, 10°–20° Lion, concerne les naissances de la fin de 1944 à 1952. Jupiter en est le maître à la fois dans l'ordre chaldéen et dans la triplicité, par le truchement du Sagittaire. Sa carte est le Six de Bâtons, Seigneur de la Victoire, illustrant un cavalier couronné de lauriers acclamé par la foule. Venue au monde au lendemain de la guerre et aux premiers jours du baby-boom, cette génération est dépeinte comme confiante, idéaliste et portée vers de grands desseins transcendant le simple moi, avec un penchant occasionnel pour les certitudes péremptoires.
Questions pour réfléchir
- Quel soutien m'a permis d'atteindre le succès dont je suis le plus fier ?
- Quelle est mon attitude quand nul n'est là pour me voir triompher ?
- Où mon optimisme m'a-t-il servi, et où a-t-il masqué un écueil ?
- Que continuerais-je à accomplir si la reconnaissance cessait ?
Questions fréquentes
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