Troisième décan du Lion (20°–30°)
Le troisième décan du Lion appartient à Mars dans l'ordre chaldéen comme dans le système des triplicités, muant la fierté du Lion en bravoure sous la pression. C'est le visage qui défend avec acharnement ce que le signe a édifié. La Golden Dawn lui a attribué le Sept de Bâtons, le Seigneur de la Bravoure : un combattant perché sur les hauteurs repoussant une multitude d'assaillants.
Le lion à la porte du domaine : une fierté qui se métamorphose en héroïsme dès que ses valeurs sont menacées.
Dons
- Courage face au surnombre
- Défense ardente des principes et des siens
- Endurance physique et morale indomptable
- Promptitude à monter au créneau en premier
- Fidélité inébranlable sous les attaques
- Rétablissement rapide après un revers
Ombre
- Tendance à voir des attaques partout
- Combativité systématique par principe
- Refus obstiné de battre en retraite
- Tempérament qui s'enflamme et brûle
- Orgueil muant tout désaccord en siège
- Épuisement né d'un qui-vive perpétuel
Mars redoublé à l'orée du Lion
Le troisième décan du Lion couvre de 20° à 30° du signe, ultime étape du domicile solaire avant que l'année ne bascule vers les moissons de la Vierge. Mars le gouverne dans l'ordre chaldéen, et Mars le régit à nouveau dans le système des triplicités, car le troisième visage d'un signe de feu revient au troisième signe de feu, le Bélier. Un double Mars en feu fixe constitue une alliance ardente et impétueuse. Dans les termes égyptiens, Mars détient également les six derniers degrés du Lion, de 24° à 30° : une planète en fin de signe séjourne donc sous l'autorité martienne à un triple titre.
Les astrologues interprètent ce visage comme le Lion défendant farouchement son territoire. Le premier décan conquiert la couronne et le deuxième la célèbre ; le troisième la préserve. Mars y insuffle cran, ferveur et promptitude au combat, tandis que le Lion confère à cette lutte une dimension personnelle et une question d'honneur. La vertu cardinale de ce décan est le courage, et son talon d'Achille demeure un sentiment d'assiégé qui perdure bien après la disparition du danger.
Un jeune homme au fouet et une lecture adoucie
Les images anciennes associées à ce visage se révèlent plus paisibles que ses maîtres planétaires. Agrippa, dans sa Philosophie occulte (1533), dépeint un jeune homme tenant un fouet, aux côtés d'un homme mélancolique et de fâcheuse apparence. Il y associe l'amour et la concorde, ainsi que le renoncement à son dû pour éviter les querelles. Le Picatrix, recueil arabe de magie astrale dont s'inspire Agrippa, montre un homme sombre et disgracieux tenant de la nourriture en bouche et une cruche de cuivre en main, reliant le visage à l'amour, au plaisir et aux délices de la table.
Ce contraste est fécond. Un double Mars pourrait laisser présager la figure d'un guerrier implacable, pourtant les auteurs anciens y discernaient une conscience aiguë du coût des conflits, préférant parfois la paix, la convivialité et un bon repas à la victoire militaire. Le fouet incarne une force gardée en réserve. Le titre attribué par la Golden Dawn, Seigneur de la Bravoure, conserve cette vaillance mais lui apporte le discernement suggéré par les gravures : la vraie bravoure appartient à celui qui ne combat que lorsque l'essentiel est en jeu.
Une étoile de fin d'été et le naos des décades
Ce visage fut autrefois l'un des trente-six groupes stellaires de l'horloge nocturne égyptienne, se levant à l'aube pendant une dizaine de jours avant de passer le relais. Les listes conservées diffèrent dans leur ordre et leur graphie, et aucune étoile ne peut être attribuée avec certitude à l'arc 20°–30° du zodiaque tropical.
L'Égypte nous a cependant transmis un modèle saisissant décrivant chaque décan comme une entité souveraine dotée d'effets propres. Le Naos des Décades, monument érigé sous Nectanébo Ier vers 380–362 avant notre ère, détaille l'année décan par décan, précisant l'apparence de chaque divinité et ses œuvres au cours de ses dix jours, principalement vouées à frapper les ennemis et à protéger le territoire. Cette conception d'une puissance décadaire défensive ou offensive a imprégné l'astrologie hellénistique lorsque les astérismes furent adaptés aux douze signes, à raison de trois par signe. Elle s'harmonise parfaitement avec un visage placé sous la tutelle de Mars. La fresque complète de ces dieux stellaires est contée sur la page consacrée aux dieux décans égyptiens.
Le Sept de Bâtons : Mars en Lion
Dans le système de la Golden Dawn, ce décan correspond au Sept de Bâtons, Mars en Lion, que le Book T nomme le Seigneur de la Bravoure. La composition de Pamela Colman Smith pour le Rider-Waite illustre un jeune homme juché sur une colline, tenant son bâton en garde tandis que six épieux surgissent d'en bas pour l'assaillir. Il porte des chaussures dépareillées, comme s'il avait dû bondir en hâte pour relever le défi. Il combat en infériorité numérique mais bénéficie de l'avantage de la hauteur.
L'arcane traduit fidèlement le décan. Mars apporte la combativité, le Lion l'orgueil qui refuse de reculer d'un pouce, et cette septième lame montre le feu protégeant une position plutôt que d'en conquérir une nouvelle. Deux arcanes majeurs veillent à l'arrière-plan : La Maison Dieu pour Mars et La Force pour le Lion, unissant la force foudroyante à la patience intrépide. Leur synthèse livre la leçon essentielle de ce décan : la défense la plus inexpugnable demeure sereine et se concentre sur la menace réelle, sans s'épuiser contre chaque bâton levé à l'horizon.
Soleil ou planètes dans le troisième décan du Lion
Avec le Soleil placé ici, né entre le 12 ou 13 et le 22 août environ selon les années, vous possédez le Soleil chez lui en Lion, armé par l'énergie de Mars. Vous prenez spontanément la défense des opprimés et de vos valeurs, souvent avant même que quiconque n'ait réagi, et vous ne vous sentez jamais aussi vivant que lorsqu'il y a une noble cause à protéger. Votre générosité est sincère, tout comme votre tempérament peut être volcanique. Vous récupérez promptement des déconvenues et répugnez à battre en retraite, même quand la sagesse le commanderait. La voie d'évolution consiste à distinguer une attaque réelle d'une simple divergence d'opinion, afin de réserver votre feu au combat décisif.
Plusieurs planètes dans ces degrés insufflent au thème un esprit combatif et une solide endurance physique. Mars y gouverne son propre décan, ses propres termes dans les six derniers degrés et bénéficie de l'affinité de triplicité par le Bélier : il déploie ici une puissance hors du commun. Toute planète logée dans ce décan s'initie au courage, et son défi est d'apprendre à bien viser.
Travailler avec le troisième décan du Lion
Choisissez vos batailles avec discernement. Avant de camper sur une position, écrivez en une phrase claire ce que vous cherchez à défendre : si vous n'y parvenez pas, il s'agit sans doute d'orgueil blessé plutôt que de principe. Offrez au double Mars un exutoire corporel régulier, comme un art martial, l'escalade ou un sport exigeant, pour canaliser une énergie qui risquerait autrement de virer aux querelles stériles. Portez secours à une personne vulnérable au moins une fois par mois, car ce visage s'élève au plus haut lorsqu'il protège autrui. En consultation de tarot, placez le Sept de Bâtons entre La Maison Dieu et La Force pour discerner laquelle de ces deux énergies régit votre conflit actuel. Après une confrontation, vérifiez que le danger est réellement écarté avant de maintenir inutilement la garde levée.
Les planètes dans ce décan
La dernière face, 20°–30° Lion, appartient à Mars dans les deux ordres : Mars chaldéen et Bélier, signe de Mars, par triplicité. La carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Bravoure, un personnage sur les hauteurs repoussant six bâtons d'en bas. Un Soleil ici défend ce qu'il a bâti et tient bon sous la pression, préférant parfois le combat à la paix. Mars régit aussi les termes dès 24°, faisant de ces derniers degrés la tranche la plus combative du Lion avant son passage en Vierge.
La dernière face, 20° à 30° du Lion, revient à Mars dans les deux ordres, chaldéen et par triplicité, via le Bélier. La carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Vaillance, silhouette sur une hauteur repoussant six bâtons. Une Lune ici défend ses émotions et ses convictions avec courage et se montre féroce quand ses proches sont menacés. Le jeune homme au fouet d'Agrippa évoque l'amour, l'amitié et le prix d'éviter la discorde. Les termes de Mars dès 24° aiguisent ce tranchant.
Le dernier visage, 20°–30° du Lion, revient à Mars dans les deux ordres, chaldéen et triplicité via le Bélier. Mars en fait un orateur combatif et persuasif aimant emporter l'adhésion. La carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Vaillance, silhouette tenant une position haute face à six bâtons. Mercure défend ses idées avec cran et sait tenir tête seul. L'image d'Agrippa d'un jeune homme au fouet près d'un compagnon triste avertit que vaincre peut coûter cher. Les termes de Mercure vont jusqu'à 24°, puis Mars prend les six derniers degrés.
Le dernier visage, 20°–30° du Lion, revient à Mars dans les deux ordres, chaldéen et triplicité (via le Bélier). Vénus y est le champion ardent de ceux qu'elle aime, passionnée, ambitieuse dans ses sentiments et prompte à monter au front. La carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Bravoure, silhouette sur une hauteur repoussant six bâtons. Le risque est de lutter pour l'amour comme pour un territoire. Les termes de Mars dès 24° ajoutent de la flamme. L'image d'Agrippa d'un jeune homme au fouet près d'un compagnon triste évoque querelles évitées et camaraderie.
La dernière face, 20°–30° Lion, est celle de Mars dans les deux ordres, et Mars y régit les termes dès 24°. C'est la position la plus opiniâtre du signe, campée sur ses principes face à l'adversité. La carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Vaillance, silhouette solitaire repoussant six lances d'en bas. Ce Mars tient bon contre la majorité et défend son pré carré avec bravoure.
Le dernier visage, de 20° à 30° du Lion, revient à Mars dans l'ordre chaldéen et au Bélier par triplicité. Les termes de Mars débutent à 24°. La carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Bravoure, combattant défendant sa position depuis les hauteurs. Jupiter y met sa foi au service de causes ardentes, défendant avec fougue les siens. L'homme au fouet d'Agrippa près d'un compagnon triste rappelle la nécessité de tempérer l'emportement par la générosité de cœur.
La dernière face, 20°–30° Lion, appartient à Mars selon l'ordre chaldéen et au Bélier, signe de son exaltation solaire, dans les triplicités. Ce décan est le plus combatif : Saturne y canalise une volonté de fer. La carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Vaillance, défenseur tenant tête seul sur une crête. Saturne y défend ses principes contre la majorité avec une fermeté inébranlable.
Le dernier décan, de 20° à 30° du Lion, relève de Mars dans les deux ordres, par le calcul chaldéen et par le Bélier dans la triplicité. Mars en fait la section la plus hardie du signe : Uranus y agit avec rapidité et fermeté. La carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Vaillance, où une silhouette défend sa position sur une colline face à six bâtons levés. Elle illustre le courage dans l'épreuve et l'apprentissage de choisir ses combats avec discernement.
La dernière face, de 20° à 30° du Lion, embrasse les naissances de 1923 à 1929 et relève de Mars dans les deux classements, par le système chaldéen et par le Bélier dans la triplicité. Mars y injecte une ardeur combative : des idéaux qu'il faut défendre avec vaillance et la volonté farouche de préserver sa singularité face à la pression sociale. La carte correspondante est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Bravoure, figurant un vaillant défenseur tenant une position escarpée. Beaucoup d'hommes et de femmes de ce décan ont atteint leur majorité en pleine Seconde Guerre mondiale, incarnant avec héroïsme cette posture protectrice.
Le troisième décan, 20°–30° Lion, réunit les naissances de 1951 à 1958. Mars en est le souverain sous les deux décomptes, par affinité avec le Bélier, ce qui confère à Pluton le soutien direct de son co-régent du Scorpion. Sa carte est le Sept de Bâtons, Seigneur de la Vaillance, représentant un guerrier défendant sa position élevée contre des assaillants multiples. Cette sous-cohorte, qui a vécu son adolescence dans la ferveur des années 1960, est réputée indomptable, farouchement indépendante et prête à lutter pour sa liberté individuelle.
Questions pour réfléchir
- Que défendez-vous en ce moment, et cela exige-t-il encore votre garde ?
- Quand avez-vous renoncé à avoir raison pour préserver la paix ?
- Pour qui montez-vous au créneau, et qui vous soutient en retour ?
- Comment discerner une vraie menace d'une atteinte à votre amour-propre ?
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