Dhananjaya
Dhanañjaya · धनञ्जय
Le conquérant des richesses. Lié aux tissus, aux gonflements et à ce qui advient au corps une fois les neuf autres souffles dispersés, ce que les textes désignent comme son œuvre résiduelle.
- Groupe
- L'un des cinq upa-pranas
- Gouverne
- Vitalité cellulaire, valvules cardiaques et entretien des tissus
- Particularité
- Réputé demeurer dans le corps après la mort
- Signification du nom
- Conquérant des richesses, épithète d'Arjuna
- Vent associé
- Vyana
- Sources
- Gheranda Samhita, traités ayurvédiques
Ce qu'il accomplit
Durant la vie, dhananjaya régit la vitalité cellulaire, le jeu des valvules cardiaques, l'enflure et l'entretien des tissus. C'est le moins spectaculaire des dix souffles, mais celui auquel s'attache l'affirmation la plus singulière.
Cette affirmation veut qu'il ne quitte pas le corps. Les neuf autres souffles se dispersent à la mort ; dhananjaya, lui, demeurerait dans la dépouille pour présider aux transformations qui s'ensuivent.
Pourquoi la tradition le conserve
Cette notion sert avant tout à poser une distinction. Le prana n'est pas la personne, et un corps qui renferme encore du prana n'est pas pour autant vivant. Énumérer un souffle qui survit aux neuf autres permet de disjoindre les deux réalités, nuance capitale dans une tradition où souffle et vie se confondent sous le même terme.
Dhananjaya constitue également une épithète d'Arjuna dans le Mahabharata, désignant celui qui acquiert les richesses. Les commentaires classiques n'expliquent pas l'origine de cet emprunt.
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